Dozo, danse des chasseurs

Une danse très codifiée

La danse dozo est une danse africaine particulière, qui possède ses propres codes et rythmes. Les musiciens qui accompagnent les danseurs jouent du ngoni (sorte de harpe utilisée historiquement par les rois Bambaras), du tambour, et des castagnettes. Cette danse tire ses origines des chansons de geste des dozos, chasseurs talentueux et expérimentés réunis en confrérie, occupant les territoires ayant subis l’influence mandingue, notamment toute l’Afrique de l’Ouest danse dozo(Guinée, mali, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Libéria, Niger…).


Il existe une multitude de pas dansés sur ces rythmes, dont certains miment l’allure et la démarche d’animaux sauvages comme la panthère (« lanaya »), le lion, l’hippopotame, le rhinocéros (« sogogbankele »)…. Seuls les chasseurs ayant à leur palmarès la prise d’un de ces animaux sont autorisés à danser ses pas.

Un hommage aux chasseurs célèbres

Les récits chantés sont consacrés aux louanges des dozos célèbres qui se sont distingués par leur courage, leur adresse, et leurs exploits. Les chasseurs dozos ont tissé un lien quasi mystique avec leur environnement. Ils connaissent la faune et la flore comme personne. Le fait d’être dozo signifie être doté d’un certain nombre de pouvoirs (don de métamorphose par exemple) et implique de suivre un certain code moral mais aussi d’accumuler une somme de connaissances sur l’art de la chasse et de la médecine naturelle.

 

© Viviane Fortaillier/UNFPA-CI
 Photographie du livre "Arts au Féminin en Côte d'Ivoire" publié en 2009 par UNFPA-CI/ cherche midi

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